Afrique Consciente

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Gilles Atayi | Les 2èmes Universités Ouvertes de la Société Civique en Afrique

Nous partageons avec vous, le mot d’ouverture des 2èmes Universités Ouvertes de la Société Civique en Afrique. C’était le Samedi 29 Juin à l’Hotel Ivoire.

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Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers Africains, chers amis de l’Afrique, bonjour et bienvenue aux 2èmes Universités Ouvertes de la Société Civique en Afrique. Merci d’être venus si nombreux.

[…]

Afrique Consciente est une initiative fondamentale pour l’Afrique ; elle est une réponse aux aspirations profondes de centaines de millions d’Africains, au quotidien sur ce continent. Nous aspirons tous à une Afrique qui soit mieux instruite, qui soit en meilleure santé et qui en s’émancipant, est devenue prospère pour chacun de ses enfants.

Cette aspiration est légitime, mais en plus elle est réaliste, parce qu’en vérité, tout ne dépend que de nous :

1. Du regard que nous portons sur nous-mêmes Africains,

2. Du regard que nous portons sur notre continent, notre mère l’Afrique,

3. De notre engagement individuel, puis collectif, à faire, chacun de sa place, son devoir.

Oui, l’Afrique pourrait redevenir une communauté d’apprentissage et de partage, bâtie sur les valeurs de la solidarité, du respect, de la dignité, mais aussi de la discipline et du travail, où grâce à plus de justice sociale, chaque homme, chaque femme et chaque enfant aurait accès à plus de chances de mener une vie épanouie et heureuse. Oui, cette aspiration est réaliste, en plus d’être légitime.

Mais, il y a encore trop de fatalisme, trop de scepticisme parmi nous. Il y a la peur de risquer penser par soi-même, l’inquiétude de déranger ce qui n’est pas conventionnel, la crainte d’oser rêver à ce qui est bien pour soi. Combien de fois n’entendons-nous pas ? « Ce n’est pas la peine. Je comprends ce que vous faites, mais les problèmes de l’Afrique, les défis que nous avons sont trop nombreux. Jamais, nous ne pourrons changer ce continent »

Le mal le plus profond, il n’est pas dans les circonstances qui nous entourent ou dans les difficultés qui nous assaillent jour après jour. Je le dis respectueusement : ça ce sont les excuses maintes fois répétées et qui sont improductives. Le mal le plus profond, il est dans l’acceptation de ce que nous ne voulons pas, dans la résignation. Il est dans le compromis sans cesse renouvelé, puis amplifié et exagéré, quand ce qui est médiocre devient la norme, quand les hommes et les femmes de conscience, et il y en a beaucoup dans cette salle, ferment les yeux, se bouchent les oreilles et ne servent plus la raison même de leur propre existence.

Ne nous y trompons pas : tout ce dont le mal a besoin pour prospérer, c’est du silence des justes.

Mais, la bonne nouvelle, mesdames mesdemoiselles et messieurs, c’est que nous avons un boulevard, que nous pensons être la voie la plus inclusive, la plus constructive, la plus durable et certainement la plus sure : c’est celle qui consiste à vivre consciemment, au quotidien, nos valeurs.

Pour Afrique Consciente, nos valeurs représentent le socle sur lequel nous pouvons envisager notre développement en suivant un chemin qui n’est pas celui qui nous est tracé, dans lequel il nous est tous demandé de nous engager et dont nous voyons à l’évidence, qu’il ne nous conduit ni au développement responsable, ni à l’autonomie, ni à l’épanouissement de nos populations. Au contraire, nous suggérons que là, au milieu du gué, perdus, ne sachant ni d’où nous venons et encore moins où nous sommes censés arriver, nous décidions crânement, d’aller à la modernité en bâtissant sur nos valeurs.

Il ne s’agit pas de faire marche arrière dans l’histoire, ou de marcher à reculons avec nostalgie, mais il s’agit d’aborder crânement le futur et les temps à venir, munis de ce qui fait notre étoffe, ce qui caractérise notre identité, ce qui fait notre authenticité, avec les ressources qui nous sont propres et que jamais, nous n’aurions dû fouler au pied.

Ce n’est pas tard, ce n’est pas tard à partir du moment où on en prend conscience. Ce changement de direction, chacun de nous peut y participer, dans les actes que nous posons au quotidien.

C’est ce que nous allons essayer de voir ensemble aujourd’hui en souhaitant que vous participerez ouvertement et franchement à la conversation. L’Afrique c’est notre affaire. Ensemble écrivons l’histoire.

Gilles A. ATAYI

www.afriqueconsciente.com

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